Tout s'enfui et pourtant rien ne s'en va. Mes souvenirs sont là et ne s'effacent pas. Une soirée de merde, je fais rien sauf vivre, encore, toujours. Je pense, à toi, à lui, à nous, au début et à la fin. Rester seul(e), pour oublier, pour s'enfuir et ne plus souffrir. Avoir confiance en toi, te supplier et te pleurer. Y remédier? Pourquoi faire? J'écris sans réfléchir, sans me demander pourquoi et comment, juste pour moi, pour parler, me trouver un ami imaginaire qui, je le sais, est là, avec moi, maintenant et toujours. Etre seul(e) mais jamais complètement, toujours une présence, la tienne. Emmerder le monde, tout le monde. Te sentir et t'attendre, pouvoir te toucher et te caresser, en rêver. Se demander, toujours se poser des questions et se remettre en question. Essayer de s'accepter, de s'aimer et d'aimer ce qu'on est. Ne pas choisir sa vie mais sa tournure. Dire des choses incompréhensible, qui n'ont pas de sens et qui pourtant me soulage. Envie d'hurler, de gerber, de le faire payer. La fin n'est qu'un nouveau commencement, différent, certes. S'imaginer dans tes bras, demander ton pardon mais pardon pourquoi? Pour t'avoir trop aimé, pour t'avoir fais trop confiance et ne pas t'en vouloir. Fermer sa gueule et tout encaisser, ne rien dire, laisser faire le temps, essayer de tourner la page, oublier? Impossible. Les souvenirs sont là et ne s'effacent pas.




